Je m’appelle Rose*, j’ai 26 ans et je suis de nationalité béninoise. Très jeune, j’ai perdu ma mère puis mon père. C’est la famille de mon père qui m’a accueilli dont la femme était très méchante. J’ai dû donc très vite me prendre en charge afin de fuir cette famille. C’est à ce moment que les souffrances ont commencé.

Cela m’a conduit tout d’abord à la frontière du Burkina Faso où j’ai travaillé comme serveuse dans un bar. En partageant mes soucis avec des clients, ces derniers m’ont conseillé de consulter les sorciers burkinabés. Tous mes salaires et toutes mes économies sont partis pour payer ces charlatans pour n’avoir finalement aucune solution. Puis j’ai fait la connaissance de Mila*, une ivoirienne, qui est vite devenue une sœur. En quittant le Burkina Faso, Mila m’a demandé de la suivre au Niger. Comme j’hésitai, elle est partie puis est revenue me chercher. Nous sommes donc parties ensemble au Niger.

Là, j’ai investi mon argent dans un restaurant. Mais ce fut aussi un échec.  J’ai perdu toutes mes économies. Il me restait finalement qu’une bouteille de gaz. J’ai donc décider d’en finir avec ma vie. J’ai partagé ce projet macabre avec Mila qui m’a encouragé à garder espoir. Elle m’a convaincu de renoncer mais j’avais toujours des insomnies et lorsque j’arrivai à dormir, je faisais d’horribles cauchemars.

Un jour, je me suis rendue dans un salon de coiffure pour une tresse. Il y avait à la télévision une émission sur Otto – Otto, un homme de Dieu de nationalité camerounaise mais œuvrant au Benin qui opérait beaucoup de miracles. Je me suis alors dit « voilà la solution à mon problème ! ». Et je suis partie pour le Bénin.

J’ai participé à une de ces conférences : Des hommes et femmes l’appelaient en criant. Je me suis aussi mise à l’appeler. Mais il est passé devant moi sans s’arrêter afin de prier pour les gens autour. Ensuite je voyais les quêtes qui s’organisaient hors caméra où il était formellement interdit de jeter des pièces de monnaie.

Nous pouvions aussi demander audience mais pour cela il fallait donner entre 50 000 FCFA (77 €) et 150 000 FCFA (230 €). N’ayant que 10 000 FCFA (15 €), nous nous sommes moqués de moi. Mais face à mon insistance, j’ai pu le rencontrer. Mais là encore, je ne trouvais aucune paix.  J’en ai conclu que cet « homme de Dieu » n’était qu’un vulgaire commerçant. Je suis donc rentrée au Niger.

Un jour, mon voisin m’a invité à aller dans son église. J’y suis allée mais personne ne se souciait de moi. Rien ne changeait dans ma vie.

Puis Ange m’a contacté pour m’informer qu’il y a un serviteur de Dieu à Tchirozérine qui peut prier pour moi. Elle a pris un rendez-vous pour moi. Et nous nous sommes rencontrés quelques jours après.

Après plusieurs jours de prière, Dieu m’a complètement délivrée. Je suis heureuse, je n’ai plus de cauchemar, ma vie reprend du sens.  Je rends témoignage de cette délivrance car j’étais dans l’obscurité et Christ m’a délivré. Ma prière aujourd’hui est qu’il augmente ma foi afin que je puisse le servir jusqu’à la fin de mes jours.

Que le nom du Seigneur soit loué dès aujourd’hui et à toujours.

Amen !!

*Les prénoms ont été modifiés.

Niger : témoignage d’une vie changée