Le Bercail du Centrafrique : Merci !

Instruit l’enfant dès sa jeunesse sur la voie qu’il doit suivre ;
Quand même il aurait pris de l’âge il ne s’en écartera point.
Proverbes 22 : 6

 

Chers amis,

Vous avez été à nos côtés tout au long de cette année 2018 et nous vous en remercions. Votre soutien par la prière, vos petits mots d’encouragement et vos dons nous ont fortifiés.

Voici un récapitulatif de ce que nous avons vécu avec les enfants grâce à vous durant cette année écoulée et qui se poursuit encore cette année :

À Bangui :

Damaris et Épiphanie poursuivent une formation d’aide-soignante et cela leur plaît. Régis continue une formation mécanique. Bellarmin entame une formation en informatique-bureautique et Ézéchiel est en classe de 5ème.

Flora a fini sa formation d’aide-soignante et Amos, sa formation en mécanique. Ils doivent maintenant trouver du travail afin de ne plus être à la charge du Bercail.

À Batangafo :

Nous continuons à soutenir par l’apport de lait maternisé et autres besoins primaires, trois enfants (Esthésie, Rachida et Fiderline) qui ont perdu leur mère mais qui sont pris en charge par un membre de leur famille.

En novembre dernier, Le Bercail a accueilli Gémina Chancela, une petite fille de 5 ans qui a perdu sa maman et qui a été délaissée par sa famille. Après avoir été hospitalisée, Gémina nous a été confiée.

Chancela

Trois jeunes filles de 18 ans sont en apprentissage au Bercail et suivent une formation au français et au calcul dispensée par Mr Tite Benan, un enseignant que le Bercail a embauché.

Quatre adolescentes sont scolarisées à l’école publique et suivent également la formation au français (oral, écrit) au Bercail.

Une fille et cinq garçons de 7 ans fréquentent l’école publique et apprennent à lire avec Suzanne.

Cinq filles et quatre garçons de 4 ans sont en classe de maternelle au sein du Bercail. Cette classe a été ouverte par Suzanne qui est aidée par Mélodie.

Enfin, quatre petits sont suivis par Mélodie.

L’agriculture :

Le Bercail possède des champs cultivés par Noël. Cette année nous avons récolté des mangues, des pamplemousses, du manioc, du sésame, des patates douces, … Nous remercions Dieu car tout ceci a participé à la nourriture des enfants et toute l’équipe. Nous avons même pu vendre quelques pamplemousses. Un tracteur, qui nous a été confié, facilite le travail.

Bien que ces récoltes permettent de nourrir les enfants, il faut payer la main d’œuvre et le gardiennage des champs.

Les bâtiments :

Une partie des bâtiments est louée à OCHA, une branche de l’ONU et à World Vision. Ceci permet de financer l’entretien des bâtiments et des équipements et nous donne accès à internet avec un débit limité mais qui nous permet de communiquer plus facilement.

La situation générale de la région :

Le 31 octobre dernier, un incendie a détruit le camp de déplacés de Batangafo. Par crainte des représailles, une partie de la population du quartier est venue se réfugier au Bercail. C’est la quatrième fois qu’un tel événement se produit. Cette fois ci, la Minusca a envoyé des renforts de Casques Bleus, qui après accord, logent dans nos locaux.  Cette situation est délicate car le Bercail est devenu en plus d’un foyer pour l’enfance, une caserne militaire. Pour le moment, la cohabitation se passe bien et les enfants ne semblent pas souffrir de cette situation.

 

‌Bien chers amis, en revoyant cette année 2018, nous sommes reconnaissants envers Dieu car Il a pourvu sur le plan matériel mais également dans la vie des enfants à Batangafo et des jeunes à Bangui.

Nous remercions également Robert Mazel pour tout le travail effectué et notamment toute la gestion financière de l’œuvre.  C’est une responsabilité que Robert assume avec un grand sérieux.

Nous vous exprimons également notre gratitude pour votre soutien si précieux. Nous n’aurions rien pu faire sans vous. Nous avons été au bénéfice de votre soutien dans la prière et de vos dons durant toute l’année 2018.

Nous sommes entrés dans cette nouvelle année 2019 avec de nouveaux des défis et nous espérons poursuivre cette belle aventure de foi avec vous.

Fraternellement

L’équipe du Bercail France et du Bercail du Centrafrique.

Inde – Maison Béthanie : rétrospective de l’année 2018

Qui est comme Toi, magnifique en sainteté, Digne de louanges, Opérant des prodiges ? Exode 15-11

Tout ce que l’Éternel veut, Il le fait, Dans les cieux et sur la terre. Psaumes 135-6

 

Chers Amis,

Ces paroles sont vraiment la réalité de ce que nous avons vécu durant l’année écoulée 2018.

Nous avons commencé l’année avec notre petite famille de 13. En Juin, début de l’année scolaire, Nivetha se
joint à la famille. Nous voici avec 14 enfants.
Mais dans le courant de l’année : ordre très strict du gouvernement de ne garder que les enfants entre 6 et 18 ans. Nous avons dû renvoyer dans sa famille, Sandhya qui heureusement a terminé ses études et admettre en urgence Ananthi et Anu comme internes dans l’université où elles étudient ; heureusement, il y avait de la place. Elles ont la permission de venir au culte dans notre église tous les dimanches mais doivent rentrer à l’internat avant midi et ne peuvent pas passer les vacances à Béthanie. Leurs familles respectives doivent les reprendre à charge. Les 2 ainées Blessy et Sherli comptent parmi le personnel, elles ont donc le droit de rester parmi nous.

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Timothée PATON : une longue tournée s’achève …

344 jours – 10 pays – Des dizaines de milliers de kilomètres – Un objectif : Inspirer le plus grand nombre à s’engager pour Dieu.
Quand j’ai décollé de l’aéroport de Phnom Penh le 18 décembre 2017 je ne pouvais imaginer l’aventure extraordinaire que j’allais vivre.
Avec toutes mes possessions dans deux valises, j’ai voyagé entre l’Asie et l’Europe à prêcher Sa Parole.
Beaucoup de plaisir à prêcher : que ce soit devant une poignée de croyants d’un bidonville à Bangalore ou devant une foule dans un stade à l’Île de la Réunion.
Beaucoup de plaisir à prêcher : que ce soit dans de beaux bâtiments sophistiqués à Singapour ou dans des bâtisses plus modestes en Malaisie.
Beaucoup de plaisir à prêcher à la télévision en Finlande, sur Internet au Top Chrétien en France ou à la Radio Télévision Belge Francophone.
Beaucoup de plaisir à prêcher dans la langue de Molière dans l’Hexagone ou en Suisse Romande, ou bien dans la langue de Shakespeare en Inde ou en Angleterre.
Beaucoup de plaisir à prêcher Sa Parole dans les dénominations les plus diverses : que ce soit au sein d’une célébration liturgique d’une église luthérienne ou lors d’un culte pentecôtiste.
Au-delà d’une tournée, au-delà des nombreux déplacements, au-delà des lieux de rassemblements les plus variés il y a des visages, des hommes, des femmes, des enfants qui se sont levés pour s’engager avec Dieu.
Je pense à cette jeune femme en Finlande qui fut invitée par une amie 20 minutes avant la rencontre. Elle se sent tellement sale et honteuse de sa vie passée qu’elle ne pense pas pouvoir venir. C’est un vrai combat qui s’engage
alors dans son cœur. Son passé la hante. Elle décide finalement de venir.
Je lance un appel à la fin du message. Elle se lève, vient sur le devant. Son visage est comme torturé. Elle me dit :  » Vous pensez vraiment que Dieu peut me pardonner ? J’ai tellement péché. » Je lui réponds : « Vous auriez commis un million de fois plus que ce que vous avez déjà fait, Jésus vous pardonnerait tout autant. » Elle se donne alors à Dieu et reçoit son pardon.
Je pense à cet homme, la soixantaine, un soir en Angleterre. Sous le chapiteau, j’introduis mon message en lançant : « Où sont passés ceux qui partaient comme missionnaires avec un billet aller-simple ? On en voit de moins en moins !  » À la fin de la rencontre je lance un appel à s’engager en mission. Parmi ceux qui s’avancent il y a cet homme qui se met à genoux devant l’estrade. Je descends pour prier avec lui : Il me dit : « Dieu a parlé à mon cœur ce soir : Chaque année pendant 17 ans j’ai fait un voyage missionnaire en Ouganda. J’ai toujours acheté un billet aller-retour. Mon prochain voyage c’est avec un billet aller-simple que j’irai ! » Je prie qu’à l’heure où j’écris ces lignes ce frère soit déjà parti pour le long terme servir en Ouganda.
Je pense à cette jeune fille de 14 ans en Belgique. A la fin du Culte elle vient me trouver et me dit : ‘ Je suis accro aux réseaux sociaux. Je n’arrive pas à m’en défaire. Pouvez-vous prier pour moi ?’ C’est ce que j’ai fait avec plaisir. Le premier pas pour s’affranchir d’une addiction c’est d’en parler à quelqu’un.
Vous pouvez revivre cette formidable aventure de 11 mois en allant sur www.timotheepaton.com à la rubrique Infos.
Depuis le mois de juin j’ai mon pied à terre à la Porte Ouverte de Lux près de Chalon sur Saône. La Bourgogne est une région magnifique et les frères et sœurs de la Porte Ouverte, tout simplement formidables ! Ils m’ont soutenu
dans la prière tout au long de cette tournée en Europe. À la Porte Ouverte je me suis fait des amis pour la vie.
Merci de remettre au Seigneur celles et ceux qui ont pris un engagement public lors de cette tournée. Merci de continuer à prier pour moi dans la suite de mon parcours.
Je reste à Lux encore quelques semaines. Ce qui me permettra de terminer d’écrire mon deuxième livre, qui, Dieu voulant, sortira au printemps.
Le 18 décembre 2017 je quittai le Cambodge sans savoir si j’y retournerais un jour… Un an plus tard, mon amour pour le peuple cambodgien n’a jamais été aussi fort. Je rêve de retourner au pays des rizières, avec des projets plein la tête !
Merci de votre soutien fidèle dans la prière au cours de cette année passionnante. Si vous recevez cette lettre de nouvelles, c’est que vous êtes l’une des 3023 personnes pour qui j’ai prié personnellement cette année.
Je vous souhaite un Noël béni, rempli de la Présence de Celui qui a changé le monde !
Retrouvez un message audio donné à Morges en Suisse :
https://timotheepaton.com/sors-du-pressoir-a-vin-morges-suisse-2/
Retrouvez un message vidéo donné à l’Assemblée de Dieu Full Gospel en Inde :https://www.youtube.com/watch?v=c89zgB1hoI0&t=63s

Niger : témoignage d’une vie changée

Je m’appelle Rose*, j’ai 26 ans et je suis de nationalité béninoise. Très jeune, j’ai perdu ma mère puis mon père. C’est la famille de mon père qui m’a accueilli dont la femme était très méchante. J’ai dû donc très vite me prendre en charge afin de fuir cette famille. C’est à ce moment que les souffrances ont commencé.

Cela m’a conduit tout d’abord à la frontière du Burkina Faso où j’ai travaillé comme serveuse dans un bar. En partageant mes soucis avec des clients, ces derniers m’ont conseillé de consulter les sorciers burkinabés. Tous mes salaires et toutes mes économies sont partis pour payer ces charlatans pour n’avoir finalement aucune solution. Puis j’ai fait la connaissance de Mila*, une ivoirienne, qui est vite devenue une sœur. En quittant le Burkina Faso, Mila m’a demandé de la suivre au Niger. Comme j’hésitai, elle est partie puis est revenue me chercher. Nous sommes donc parties ensemble au Niger.

Là, j’ai investi mon argent dans un restaurant. Mais ce fut aussi un échec.  J’ai perdu toutes mes économies. Il me restait finalement qu’une bouteille de gaz. J’ai donc décider d’en finir avec ma vie. J’ai partagé ce projet macabre avec Mila qui m’a encouragé à garder espoir. Elle m’a convaincu de renoncer mais j’avais toujours des insomnies et lorsque j’arrivai à dormir, je faisais d’horribles cauchemars.

Un jour, je me suis rendue dans un salon de coiffure pour une tresse. Il y avait à la télévision une émission sur Otto – Otto, un homme de Dieu de nationalité camerounaise mais œuvrant au Benin qui opérait beaucoup de miracles. Je me suis alors dit « voilà la solution à mon problème ! ». Et je suis partie pour le Bénin.

J’ai participé à une de ces conférences : Des hommes et femmes l’appelaient en criant. Je me suis aussi mise à l’appeler. Mais il est passé devant moi sans s’arrêter afin de prier pour les gens autour. Ensuite je voyais les quêtes qui s’organisaient hors caméra où il était formellement interdit de jeter des pièces de monnaie.

Nous pouvions aussi demander audience mais pour cela il fallait donner entre 50 000 FCFA (77 €) et 150 000 FCFA (230 €). N’ayant que 10 000 FCFA (15 €), nous nous sommes moqués de moi. Mais face à mon insistance, j’ai pu le rencontrer. Mais là encore, je ne trouvais aucune paix.  J’en ai conclu que cet « homme de Dieu » n’était qu’un vulgaire commerçant. Je suis donc rentrée au Niger.

Un jour, mon voisin m’a invité à aller dans son église. J’y suis allée mais personne ne se souciait de moi. Rien ne changeait dans ma vie.

Puis Ange m’a contacté pour m’informer qu’il y a un serviteur de Dieu à Tchirozérine qui peut prier pour moi. Elle a pris un rendez-vous pour moi. Et nous nous sommes rencontrés quelques jours après.

Après plusieurs jours de prière, Dieu m’a complètement délivrée. Je suis heureuse, je n’ai plus de cauchemar, ma vie reprend du sens.  Je rends témoignage de cette délivrance car j’étais dans l’obscurité et Christ m’a délivré. Ma prière aujourd’hui est qu’il augmente ma foi afin que je puisse le servir jusqu’à la fin de mes jours.

Que le nom du Seigneur soit loué dès aujourd’hui et à toujours.

Amen !!

*Les prénoms ont été modifiés.

Le Bercail du Centrafrique : les dernières nouvelles

« Instruis l’enfant dès sa jeunesse sur la voie qu’il doit suivre ; quand même il aurait pris de l’âge il
ne s’en écartera point. »
Proverbes 22,6

Rober Mazel, le trésorier du Bercail revient d’un voyage au Centrafrique. L’objectif de ce séjour était de faire un bilan de la formation des enfants du Bercail. Voici son compte rendu :

La formation des jeunes à Bangui :

Flora a terminé sa formation d’aide-soignante. Elle doit faire un stage avant de rechercher un emploi mais elle semble avoir d’autres objectifs pour le moment.

Amos a lui aussi terminé une formation en mécanique. Il est maintenant en recherche d’emploi. Aux dernières nouvelles, il est allé à Carno.

Nous avons refusé le redoublement d’Épiphanie, Damaris, Régis et Bellarmin car la formation au C.P.J. ne correspond pas aux besoins de ces jeunes très en retard sur le plan scolaire. Ces jeunes pensent qu’avec le bac ils trouveront un emploi. Mais à 17 et 18 ans ils sont encore en cinquième et quatrième. Il reste donc trop d’années d’études jusqu’au baccalauréat. Or lorsqu’une ONG recherche un employé, elle ne cherche pas à savoir s’il a le bac mais quelles sont ses compétences ; et si celles-ci correspondent à ce qu’elle recherche, il aura toutes les chances d’être embauché.

Épiphanie et Damaris : Toutes les deux ont accepté l’inscription dans une école d’aide-soignante et, un mois après, se disent satisfaites de cette formation.

Régis a demandé à faire une formation de mécanique dans une école privée. Nous l’y avons inscrit et il semble satisfait. Cette école étant éloignée du logement, nous lui avons donc acheté un vélo pour ses déplacements.

Bellarmin souhaite faire une formation en informatique (bureautique) à l’Alliance Française. Son niveau de français n’étant pas suffisant, l’Alliance Française lui a proposé des cours de français qui ont commencé depuis quelques jours.

Ézéchiel n’ayant pas redoublé, continue sa formation au C.P.J. Mais il lui faudrait obtenir des résultats exceptionnels pour justifier une suite dans ses études, car à 18 ans, il ne passe qu’en cinquième.

 

Formation des jeunes à Batangafo :

Nous avons retiré Cendrine, Charlotte et Jeannette de l’école.

Que peuvent-elles faire à 18 ans en CE2 ou CM1 dans des classes de plus de 100 élèves ? Elles souhaitent « travailler », ce qui sous-entend devenir employées de maison.

Effectivement, avec une petite formation sur place, elles peuvent prétendre à un emploi dans une ONG à Batangafo. Cependant leur niveau en français est très faible.

Nous avons chargé M. Tite Benam de leur apprendre à parler français et effectuer des calculs à partir de leur petit commerce de soupe ou de pain qu’elles fabriquent. Dans quelques temps, si les progrès en français sont bons, nous pourrons envisager un stage découverte à l’hôpital avec pour objectif la formation d’aide-soignante. Ces 3 filles ont été accueillies au Bercail avec un bébé après le décès de leur mère en couche, et depuis quatre ans elles assurent le maternage de leur petit frère ou petite sœur.

Davila, Grace, Amélie et Sophonie vont à l’école et sont accompagnées l’après-midi par M. Tite Benam, avec d’autres enfants d’employés, avec pour objectif de leur apprendre à parler français.

Moise, Caleb, Mardochée, Frank, Armel et Joëlla apprennent la lecture. Ce groupe est animé par Suzanne et grâce à ses efforts les progrès sont réels.

Ils vont également à l’école publique mais que peuvent-ils apprendre dans des classes de plus de 100 élèves ?

Une classe de maternelle animée par Suzanne et Mélodie initie les plus petits et leur propose une formation adaptée à leur âge qui les prépare à l’apprentissage du français et de la lecture.

Avec Suzanne Tite et Mélodie, nous avons une équipe d’enseignants capable d’accompagner petits et grands à devenir adulte.

Les évènements :

Selon les dernières nouvelles reçues directement par David, il semble que l’Église prenne sérieusement en compte la situation présente. Avec l’aide du pasteur Noël, des temps de jeûne ont été organisés ces derniers mois. Il y a un travail très profond qui se fait dans les cœurs et beaucoup se tournent vers Dieu, crient à lui pour avoir du secours. Nous ne pouvons pas vraiment comprendre les souffrances que traverse cette population tant elles sont profondes. Malgré tout cela, l’esprit de Dieu se manifeste parmi ces hommes et ces femmes. Un groupe de musulmans participe à cette recherche de la face de Dieu et nous attendons de grandes choses de la part du Seigneur.

Le 31 octobre, un incendie, probablement criminel, a détruit un camp de déplacés. 6 000 habitations ont été détruites : des huttes faites de branchages recouverts d’une bâche, et 15 000 à 20 000 personnes ont perdu leur habitation et tous leurs maigres biens. Quatre de nos employés ont tout perdu. Nous leur avons proposé de loger au Bercail avec leur famille en attendant de trouver une solution et nous leur avons promis une aide financière.

À la suite de ces événements, une rencontre entre quatre ministres et les autorités locales a eu lieu dans les locaux que nous avons loués à l’O.N.U. Nous n’avons bien sûr pas été informés des décisions prises ; la population a simplement été informée du fait que les consignes de tir données aux Casques Bleus pakistanais avaient changées ; et personne n’a osé tester lesdites nouvelles consignes !

 

La sécurité :

Par suite des évènements, les Casques Bleus pakistanais ont reçu des renforts. Ceux-ci logent au Bercail et ont construit des abris et mis en place des sentinelles armées ; ce qui fait ressembler le Bercail à une caserne !

La cohabitation entre les enfants et les militaires se passe dans de bonnes conditions. Cette présence assure pour le moment notre sécurité, cependant nous pouvons craindre d’être perçus comme complices des musulmans ; ce qui pourrait nous poser des problèmes à l’avenir.

Plus que les groupes armés, c’est la sécurité au quotidien qui pose des problèmes : des liquides brûlants circulent parmi les enfants, des installations électriques sont bricolées de façons invraisemblables, des gens circulent à moto sans chaussures, sans casque et à trois ou plus sur la moto… Tout cela a occasionné des accidents qui auraient pu être évités.

 

Les équipements :

Le jour de mon départ, le 15 novembre, il y avait sur la station du Bercail :

– Une école, dans des locaux que nous avons mis à la disposition de l’éducation nationale, avec 6 classes et plus de 800 élèves.

– O.C.H.A. : une organisation de l’O.N.U. à qui nous avons loué des locaux.

– Une section de Casques Bleus pakistanais dans un local que nous avons mis à leur disposition.

– Une ONG Solidarité Internationale qui a loué un local et qui doit distribuer des kits de survie, bâches, nattes, le nécessaire de 4 cuisines aux populations sinistrées.

– Word Vision : une ONG à qui nous avons loué un bâtiment et qui organise des distributions pour le compte d’autres intervenants.

– Plusieurs centaines de déplacés qui ont provisoirement trouvé refuge au Bercail.

– Bien sûr les enfants et adultes de l’orphelinat.

Tout cela fait beaucoup de monde et génère d’importants besoins en eau, sanitaires et électricité.

Nos équipements ne sont pas conçus pour une utilisation aussi intensive. Sylvain et Dieudonné font ce qu’ils peuvent pour assurer un minimum de fonctionnement.

 

Conclusion :

Pour conclure, nous dirons que cette visite pleine d’imprévus a permis de faire évoluer la formation des enfants. Nous remercions tous ceux qui participent à cette formation et plus particulièrement Suzanne, Mélodie, Tite et Noël

Robert Mazel Trésorier de l’Association Le Bercail
Chargé de mission et d’évaluation. 29 Novembre 2018

Timothée Paton : La Porte Ouverte est son nouveau pied à terre …

Timothée Paton est né en France dans la région des volcans, d’un père écossais et d’une mère anglaise. À l’âge de 4 ans, un soir dans son lit, il décide de donner sa vie à Dieu.
À 12 ans, il apporte son tout premier sermon, inspiré du récit de ce jeune garçon qui mit à la disposition de Jésus ses quelques pains et ses poissons.
En 1999, Timothée est interpellé par les besoins du Cambodge vers lequel il s’envole.
Dans la capitale, Phnom Penh, il met en place Le Pont de l’Espoir puis l’association Bong Paoun. Timothée et toute une équipe de bénévoles s’attacheront sans relâche à secourir garçons et filles des bidonvilles forcés à travailler à la rue.
En lançant le projet artistique You’ve Got Talent ! Il permettra aussi à de nombreux Cambodgiens de découvrir le message de la foi.
En 2016, Timothée met sur pied un tout nouveau ministère : GospelTALK, une formation à la prise de parole en public pour présenter l’Évangile de façon créative et captivante. Timothée parcourt le monde en intervenant dans les universités, les rassemblements de jeunes, les écoles bibliques, les églises et auprès des médias. Son but est d’encourager le plus grand nombre de croyants à s’engager dans la mission.

Son livre ‘Quittez la plage !’, traduit en plusieurs langues, se lit en 45 minutes. Il pourrait bien changer les 45 prochaines années de votre vie !

Après avoir été basé un temps à Singapour, Timothée Paton est , depuis juin 2018 à La Porte Ouverte de Lux pour une tournée de plusieurs mois qui le conduit à prêcher en France, en Angleterre, en Suisse, en Belgique, et en Finlande.

« Mes valises qui n’ont cessé ces derniers mois d’être trimballées d’un aéroport à l’autre sont heureuses de souffler un peu ! L’équipe sur place est formidable et la cuisine est excellente ( on mange si bien en France !)

Je béni Dieu d’être basé à La Porte Ouverte : Un endroit qui a connu au cours de ses 62 ans d’histoire de si nombreux rassemblements chrétiens, des réveils et de puissants mouvements de l’Esprit Saint. Des hommes et des femmes de Dieu remarquables sont passés par la porte de La Porte Ouverte. »

Timothée Paton

Pour connaitre toute l’actualité de Timothée Paton : https://timotheepaton.com/

C’est aussi la rentrée au Niger !

Notre missionnaire Koupra revient d’un rassemblement de jeunes au Tchad sur la Louange où il était l’un des orateurs. Durant ces quelques jours, beaucoup de cœurs furent touchés et de nombreuses vies transformées. Une nouvelle génération se lève au Tchad pour Dieu. Prions afin que tous ces jeunes restent fidèles à Christ, s’enracinent dans La Parole de Dieu et deviennent des disciples accomplis et ainsi faire une différence au sein de leur pays.

Sur Agadez et Tchirozérine, la rentrée des classes qui aura lieu le 2 octobre se prépare : apprêter les salles de classes, faire les emplois du temps, gérer la rentrée des enseignants, gérer les dernières inscriptions, … Cette année encore plus de 1 000 enfants feront leur rentrée dans les écoles Oasis. Prions que cette année encore, les enfants mais aussi les parents soient impactés par Dieu au travers du témoignage des enseignants.

 

Merci pour vos soutiens qui nous permet mois après mois de soutenir notre frère Koupra ainsi que sa famille. Nous ne pourrions rien faire sans vous.

Bienvenue à la 4ème Édition du Forum MISSIONS

Le 22 et 23 août dernier, La Porte Ouverte – CEM a organisé et accueilli la 4ème édition du forum MISSIONS – Compassion et Évangélisation.

Cet évènement a réuni 23 associations et près d’une centaine de personnes. Cette année, l’accent a été mis sur le partage et les relations. Ces 2 jours se sont donc articulés principalement autour de 4 ateliers : Projets de développement : Une voie sans issue ? L’enfance : Un défi au quotidien ?  La santé : Tous concernés ?  Et L’entreprenariat chrétien : Une place dans la mission ? Chacun a pu ainsi s’exprimer mais aussi appendre des expériences des autres. Tous sont repartis enrichis, encouragés et fortifiés dans leur foi et dans les projets que Dieu leur a confiés.

 

 

« J’ai beaucoup appris sur la mission. Je repars avec la certitude qu’il faut que j’aille travailler en Afrique. Car il y a beaucoup trop de besoin. Et en plus maintenant, j’ai découvert une bonne méthode et un réseau. Je suis très content de savoir qu’il y a des missionnaires dans mon pays le Togo. Merci encore pour ce forum !!! » Chance Krueger, 28 ans, participant libre au forum.

Le Bercail : Newsletter juin 2018

Chers amis du Bercail,

Voilà que nous sommes déjà au milieu de l’année. Aussi nous vous devons quelques informations.

Nouvelles de l’association.

En février-mars,  nous avons envoyé un questionnaire aux 115 amis, sympathisants, et membres de l’association afin d’avoir une vision plus claire des engagements et des soutiens. 24 réponses nous sont parvenues. Elles traduisent une fidélité que l’âge et le temps n’ont jamais érodée. Un grand merci à chacune et chacun. Par contre elles pointent aussi, et cela sans ambiguïté, la difficulté d’un renouvellement générationnel dans l’engagement associatif et donc missionnaire. Ne connaîtriez-vous pas dans vos communautés ou vos connaissances respectives des jeunes ou des moins jeunes que l’aventure missionnaire par délégation tenterait ? C’est avec joie que nous ferions connaissance.

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